Accueil > Archives des critiques
> Informations
>
Télérama
http://www.telerama.fr
26-10-2004
Aspect Global
Le design n’est pas optimal, il est trop aléatoire et est enrayé par de nombreuses pops-up et bannières pub animées
Ce site se base essentiellement sur la popularité de sa version papier et néglige les atouts du référencement
Dans l’ensemble, l’ergonomie est très décevante et mériterait « un coup de jeune »
Design
Le design est très particulier et aléatoire (trop riche par moment) et ne facilite pas la navigation.
L’information qu’il permettrait de véhiculer est enrayée par les nombreuses pops-up et bannières publicitaires animées
Le choix d’une couleur par rubrique du site est intéressant, cependant mal utilisé, car le changement de couleur ne devrait pas impliquer le logo du site (le design actuel ne permet pas à l’utilisateur d’associer le logo à un outil d’identification et de navigation)
Le fait de scinder la page en quatre parties verticales est une métaphore (du monde journalistique) intéressante et à fort potentiel, cependant le reste du design n’est pas adapté. En effet, les textes sont présentés sur des lignes courtes ce qui a tendance à ralentir leur lecture et diminuer leur compréhension.
Contenu
Le contenu est assez bien écrit et explicite ….. pour une version papier. On reconnaît bien là la marque de fabrique du métier de journaliste (magazine télérama). Les contraintes de la lecture à l’écran risque de décourager de nombreux internautes.
La « métaphore du magazine » a un fort potentiel communicationnel et participe à la crédibilité du site, cependant, le layout associé a tendance à amoindrir ces qualités initiales.
Ergonomie
Il y a cinq barres de navigation, c’est trop pour que l’utilisateur puisse faire un choix correspondant à ses attentes (d’ailleurs la barre de navigation en « frame » en bas de la fenêtre du browser à tendance à faire croire à l’utilisateur qu’elle correspond à la fin de la page web, alors qu’elle cache d’autres informations). De plus, une fois que l’utilisateur clique sur cette barre, elle change de région géographique, sans raison apparente.
La politique des liens est peu compréhensible et trop peu homogène. Les moyens d’identification des liens et les comportements de « roll over » associés changent sans raison apparente. Ainsi, l’utilisateur dissocie difficilement l’information cliquable de celle qui ne l’est pas, et a tendance à passer au curseur tout le site pour trouver les pistes d’exploration qui lui sont offertes
Le site actuel ne fournit pas suffisamment de retour (feedback) à l’utilisateur concernant les actions qu’il réalise et l’endroit où il se situe dans l’arborescence du site.
Les temps d’affichage des pages sont élevés (notamment dû au nombre élevé d’images) et l’on connaît les désagréments d’une telle contrainte sur l’humeur des internautes
La zone de recherche n’est pas optimale (localisation, intitulé, fonction proposée). Il y a un risque à ce que l’utilisateur ne comprenne pas pourquoi il peut seulement chercher des articles sur un site qui propose une multitude d’autres produits (i.e. programme télé). Ensuite, il n’y a pas d’option de recherche avancée, ce qui est déplorable pour un site aussi vaste. Enfin, il est à noter le mauvais intitulé pour le bouton de validation (« sur le site »).Un tel intitulé aurait été pertinent si l’utilisateur avait eu la possibilité, en parallèle, de faire une recherche sur le web par exemple.
En terme de navigation, l’utilisateur est trop sollicité et ne sait pas où cliquer, les zones de navigation sont mal délimitées et se mélangent parfois au reste de la page
La zone d’inscription mériterait d’être positionnée à un autre endroit pour être identifiée comme telle.
Il manque une newsletter pour un site aussi ample et régulièrement mis à jour.
Le site utilise des frames (cadres), ce qui empêche la mise en favoris
Référencement
Le site utilise des cadres (frames). Ceci empêchera l’indexation du site par de nombreux moteurs.
Les concepteurs dénigrent totalement le référencement dans les moteurs de recherche (le site n’est accessible que via le mot-clé « telerama »)
Il n’y a pas de liens de type « partenariats », ce qui n’améliore pas le problème initial de référencement
Dans la même catégorie
Forum Marketing vous propose de lire :
Le 17/12/2004
à 10:02:27 par
sgt pepper
Télérama
IL manque un angle à votre grille d’analyse, c’est le(s) objectif(s) poursuivi(s) par les concepteurs du site.
Si l’on considère que pour ce site les concepteurs ont visé d’abord à offrir aux abonnés de Télérama un prolongement web des services auxquels ils avaient déjà accès, tombent alors à plat un certain nombre de remarques.
Par exemple ce que vous notez sur le référencement n’a plus lieu d’être. Pourquoi effectivement s’inquiéter du référencement puisque les personnes ciblées connaissent par définition l’existence du site ?
Par contre, c’est vrai que l’ergonomie est perfectible avec une prise en main du site assez coton compte tenu du nombre étonnant de menus... pour autant, puisque l’on s’adresse à des abonnés, il s’agit d’internautes qui reviennent et connaissent le site...
côté design je pense qu’ils doivent le garder et même qu’ils devraient y aller franco en bâtissant leurs pages pour une résolution 1024... je crois que la cible ne doit pas traîner en général un vieux matos... et pour le côté rédactionnel, on aime ou pas, mais si on est abonné, c’est que forcément...
Le 04/03/2005
à 05:07:40 par
Gautier Barrère
Télérama
Bonjour et merci de votre feedback,
> Il manque un angle à votre grille d’analyse, c’est le(s) objectif(s) poursuivi(s) par les concepteurs du site.
Bien évidemment, cet audit est très limité, c’est une introduction de ce qu’on peut apporter à un site tel que Telerama.
> Si ’on considère que pour ce site les concepteurs ont visé d’abord à offrir aux abonnés de Télérama un prolongement web des services auxquels ils avaient déjà accès, tombent alors à plat un certain nombre de remarques.
Je ne pense pas que les dirigeants de Telerama souhaitent négliger l’approche inverse, c’est-à -dire d’amener des internautes à acheter le magazine papier. Où alors c’est une erreur stratégique.
A mon sens, la démarche commerciale visée est de proposer « des services web » en plus (comme vous le stipulez) pour les abonnés du magazine papier, mais également de faire vivre le site par le biais d’internautes (exclusivement Internautes) qui pourraient être amenés à acheter la version papier.
> Par exemple ce que vous notez sur le référencement n’a plus lieu d’être. Pourquoi effectivement s’inquiéter du référencement puisque les personnes ciblées connaissent par définition l’existence du site ?
Par rapport aux publics visés (voir ci-avant), cette remarque n’est plus aussi pertinente.
> Par contre, c’est vrai que l’ergonomie est perfectible avec une prise en main du site assez coton compte tenu du nombre étonnant de menus... pour autant, puisque l’on s’adresse à des abonnés, il s’agit d’internautes qui reviennent et connaissent le site...
Toujours par rapport à ma remarque initiale (cf publics visés) cette remarque devient vite obsolète. Vous avez beau proposer un service à une population qui « a l’habitude de venir », si elle ne trouve pas l’information qu’elle souhaite, au moment où elle le souhaite et de la manière dont elle le souhaite, elle ne reviendra pas.
Votre remarque remet en cause toute la démarche centrée sur l’utilisateur et l’importance fondamentale de la disctinction entre expert et novice !
Et que pensez donc des gens qui achètent le journal et viennent pour la première fois sur le site ?
Vous revenez à dire, « nous avons une population cible », nous lui fournissons un service Web, et à force de l’utiliser elle s’habituera à son caractère inutilisable !
> côté design je pense qu’ils doivent le garder et même qu’ils devraient y aller franco en bâtissant leurs pages pour une résolution 1024... je crois que la cible ne doit pas traîner en général un vieux matos... et pour le côté rédactionnel, on aime ou pas, mais si on est abonné, c’est que forcément...
Encore beaucoup d’internautes sont encore en 800*600
« je crois » : il ne faut pas croire, il faut être sûr
pour le côté rédactionnel : on sait depuis longtemps que la lecture à l’écran présente certaines spécificités qu’il faut respecter si l’on veut être lu sur le Web.
On n’écrit pas un journal comme un livre ou comme un site Web ! Même si la métaphore est pertinente, le webwriting n’est pas optimal.
N’hésitez pas à me contacter pour en discuter plus longuement.
Gautier Barrère
barrere@gmail.com
Bonne journée
Le 10/04/2005
à 19:18:21 par
Anonyme
Télérama
Il y a des études très intéressantes sur l’ergonomie des sites web. Il existe pas mal de sites dont un en particulier : http://www.ergolab.net
Je le trouve vraiment très bien réalisé, c’est pour moi un exemple d’ergonomie.
Pour Télérama, je pense que c’est tout le contraire. Quand j’ai affiché la première page, je me suis pas senti à l’aise sur ce site. J’ai vu des textes de 4 mots dont le 3 mots était situés à la ligne du dessous. Ca a pour effet être illisible.
Pour le référencement, il y a une balises

